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Le Crépuscule des dieux de Wagner dans les oreilles de la Tribune
Tanguy de Williencourt, Emmanuelle Giuliani et Piotr Kaminski élisent la version de référence du Crépuscule des Dieux de Richard Wagner.
France Musique, La Tribune des critiques de disques, Le Crépuscule des dieux – Partie 1 – Partie 2
Au cœur de l’orchestre
Alors que l’Opéra Bastille s’apprête à présenter le cycle L’Anneau du Nibelung de Wagner, quatre émissions ne seront pas de trop pour vous donner des clés d’écoute afin de vous repérer dans cette épopée de 14 heures de musique, où l’orchestre joue le rôle de narrateur.
France Musique, Au cœur du Ring (1/4) : L’Or du Rhin
Pour désigner le Ring, Wagner ne parlait pas de tétralogie, mais de trilogie avec prologue. Après la cosmogonie de L’Or du Rhin et ses dieux, nains et géants, La Walkyrie est au programme de notre décryptage du jour, avec son entrelacs de leitmotive mais aussi ses personnages profondément humains.
France Musique, Au cœur du Ring (2/4) : La Walkyrie
Si l’on comparait le Ring aux quatre mouvements d’une symphonie, Siegfried serait le scherzo, le plus espiègle et léger. Si La Walkyrie est partagée entre le printemps et la lune, Siegfried se déroule sous le soleil d’été. Mais si l’intrigue paraît naïve, le style musical se fait plus moderne.
France Musique, Au cœur du Ring(3/4) : Siegfried
Plus de dieux ni de créatures surnaturelles dans le dernier volet du Ring, mais un affrontement humain, des complots, des machinations, des pactes, des rapts, des meurtres. Et une conclusion d’une ampleur visionnaire et cosmique, ouverte à toutes les interprétations philosophiques.
Au cœur du Ring (4/4) : Le Crépuscule des dieux
Wagner, la folie des grandeurs
Richard Wagner est l’un des compositeurs qui ont le plus profondément transformé l’opéra au XIXᵉ siècle. Mais raconter Wagner, c’est aussi raconter un homme qui a voulu dépasser la musique, repenser le théâtre et donner à l’art une place nouvelle dans la société.
En cinq épisodes, cette saga musicale retrace une vie hors norme, depuis l’enfance et les années de formation jusqu’à Bayreuth, ce théâtre imaginé pour accueillir ses propres œuvres.
Au fil de ses opéras se dessine un langage nouveau, mais aussi une personnalité complexe, traversée par les passions et les contradictions de son époque. Car Wagner reste une figure controversée : par son antisémitisme, clairement exprimé dans ses écrits, mais aussi par l’histoire de son œuvre après sa mort, la fascination qu’elle exercera sur Hitler et les liens de Bayreuth avec le régime nazi.
Une histoire racontée avant tout par la musique, pour comprendre comment Wagner est devenu une figure majeure de l’opéra, et pourquoi, près d’un siècle et demi après sa mort, son œuvre continue d’être autant jouée, discutée et réinterprétée.
Episode 1 : L’enfant du théâtre
Episode 2 : De la Cour aux barricades
Episode 3 : Amours, scandales et mécènes
Episode 4 : Le génie et ses démons
Episode 5 : Bayreuth et la fabrication du mythe
Avec la participation de :
Alain Altinoglu, chef d’orchestre
Jean-François Candoni, professeur à l’Université Rennes 2
Fanny Chassain-Pichon, historienne du nazisme
Cécile Leblanc, professeur à la Sorbonne Nouvelle
Christophe Looten, compositeur
Christian Merlin, journaliste, producteur radio
Philippe Olivier, historien de la culture et de la musique
Wagner, la folie des grandeurs, un podcast en cinq épisodes raconté par Saskia De Ville et réalisé par Davy Travailleur. En collaboration avec Gabrielle Charpentier.
France Musique, Podcast « Wagner, la folie des grandeurs »
Bayreuth, la colline sacrée de Wagner
C’est à Bayreuth en 1876, que Wagner réalise le rêve qu’il a nourri pendant 25 ans : bâtir un théâtre pour y représenter L’Anneau du Nibelung et proposer une expérience où la musique s’allie aux autres arts. Révolution, exil, scandales, échecs et triomphes ont jalonné son parcours.
150 ans après le premier festival, la « colline sacrée » continue de déchaîner les passions de pèlerins adorateurs et de détracteurs. Une saga pour raconter, au fil des artistes, œuvres et visiteurs, l’histoire de cette aventure artistique unique au monde, non seulement allemande, mais cosmopolite.
Episode 1 : Le long chemin vers Bayreuth, de l’exil à l’idéal
Episode 2 : Wagner à Bayreuth : un théâtre et une maison
Episode 3 : 1876, la naissance du festival
Episode 4 : La colline sacrée et ses apôtres
Episode 5 : Cosima et Siegfried, l’héritage familial
Episode 6 : Des années sombres au « nouveau Bayreuth » (1930 – 1976)
Episode 7 : Bayreuth aujourd’hui
Bayreuth, la colline sacrée de Wagner, une saga musicale de Nicolas Dufetel, réalisée par Philippe Petit.
France Musique, Podcast « Bayreuth, la colline sacrée de Wagner »
Le « Ring » de Richard Wagner fête ses 150 ans
Leu « Ring » de Richard Wagner avec « l’anneau du Nibelung » dont le dernier volet, « Le Crépuscule des Dieux » se joue jusqu’au 18 octobre à l’Opéra Bastille.
Le « Ring », dont on fête cette année les 150 ans, c’est ce cycle de quatre opéras en un prologue et trois journées. On a pu découvrir lors des deux dernières saisons à l’opéra de Paris ce qu’on appelle la tétralogie prendre forme peu à peu, avec d’abord « l’Or du Rhin » puis « la Walkyrie », ensuite « Siegfried », et donc maintenant « Le Crépuscule des Dieux » avant de pouvoir assister à ce festival scénique, comme l’appelait Wagner, dans son intégralité en novembre.
Il était passionné par les légendes, et a puisé les sources de son livret dans des récits germaniques et nordiques où tout commence dans les profondeurs du Rhin. Trois jeunes filles y gardent l’or enfoui au fond du fleuve lorsque un jour, surgit le nain Alberich, roi de la tribu souterraine des Nibelungen. Elles lui annoncent que s’il renonce à l’amour, il pourra s’emparer de l’or et ainsi devenir le maître de l’univers.
S’affronteront ensuite pendant les quinze heures de musique que dure l’œuvre dieux, géants, nains, guerriers et héros, pour récupérer le fameux or, vecteur de toute puissance, dans une lutte acharnée, entre pulsions amoureuses et conquérantes.
Wagner avait la volonté de rénover l’art lyrique
On peut même parler de drame musical plutôt que d’opéra. Avec pour modèle la tragédie grecque, il donne à l’orchestre le rôle du chœur antique, et développe le principe du leitmotiv des thèmes liés a des personnages, des objets, des sentiments, qui deviennent tantôt le miroir de l’action, tantôt son sous-texte infusant le propos dramatique comme une prose musicale, où théâtre, poésie et musique s’unissent en une œuvre d’art totale.
Le metteur en scène de ce « Ring », c’est l’espagnol Calixto Bieito. Il a découvert le cycle adolescent, et s’il a été à l’époque fasciné par ce monde de dieux et de héros , aujourd’hui pour lui, la tétralogie est surtout une œuvre extraordinairement humaine et elle reste très actuelle car elle met en scène certaines de nos contradictions fondamentales : notre soif de pouvoir et de possession, notre capacité à aimer comme à détruire, notre besoin de créer des systèmes et notre tendance à nous y retrouver piégés. Wagner, nous dit-il, ne nous livre pas de leçon de morale rassurante. Les questions restent ouvertes.
Chaque génération a donc son propre « Ring », dit-il, car si nous héritons de la même musique et des mêmes histoires, nous les découvrons depuis un autre moment, avec d’autres peurs. Aujourd’hui, nous vivons avec un sentiment d’incertitude particulièrement fort : dans notre rapport à la nature, à la technologie, à la mémoire et même à l’avenir de l’humanité. C’est pourquoi le « Ring » a encore besoin de la scène. Le théâtre permet de rendre ces questions physiques et collectives. Nous les éprouvons ensemble, à travers les corps, l’espace, et surtout la musique.
France Inter, Podcast « Classic & Co : Le « Ring » de Richard Wagner fête ses 150 ans
