© Salzburger Festspiele - Bernd Uhlig : Elektra

Mise à jour du 2 août 2020.

Dans cette période où le confinement indispensable devant l’épidémie en cours, nous isole, il est essentiel de resserrer les liens virtuels; aussi n’hésitez pas à nous communiquer des informations ou des suggestions que nous diffuserons.

Les maisons d’opéra privées de leur public proposent des programmes en  streaming et pour les amateurs de Wagner, le Lohengrin de Dresde est certainement une superbe opportunité.

Il me reste donc à vous souhaiter de rester en bonne santé, rester chez vous comme on le recommande le plus strictement possible et de profiter des retransmissions proposées.

À vous revoir bientôt en forme, très amicalement

Dr Jean-Paul Mullier
Président du cercle belge francophone Richard Wagner

 

Pour les Wagnériens

Der fliegende Holländer : voir Operavision
Tannhäuser : voir Bayreuther Festspiele
Lohengrin : voir Bayreuther Festspiele, Arte Concert
Tristan und Isolde : voir Bayreuther Festspiele, Opera Vision
Die Meistersinger von Nürnberg : voir Bayreuther Festspiele
Der Ring des Nibelungen : voir Bayreuther Festspiele
Parsifal : voir Bayreuther Festspiele, Opera Vision et Arte Concert

Bayreuther Festspiele

À la suite de son annulation, le festival de Bayreuth s’inspire d’autres grandes maisons et propose, en association avec l’éditeur Deutsche Grammophon, un festival virtuel composé de captations des dernières années en streaming.

C’est ainsi qu’on pourra assister aux Maîtres-chanteurs de 2017 (Kosky/Jordan), au Lohengrin de 2018 (Sharon/Thielemann), au Tannhäuser de 2019 (Kratzer/Gergiev), au Tristan et Isolde de 2015 (K. Wagner/Thielemann), et au Parsifal de 2016 (Laufenberg/Haenchen). Deux Ring sont également proposés, celui de Frank Castorf et Marek Janowski (filmé en 2016), ainsi que le Ring du centenaire réalisé par Patrice Chéreau et dirigé par Pierre Boulez.

  • 02. Août Lohengrin (Sharon/Thielemann)
  • 04. Août Tristan und Isolde (K. Wagner/Thielemann)
  • 08. Août Der Ring des Nibelungen: Das Rheingold (Castorf/Janowski)
  • 09. Août Der Ring des Nibelungen: Die Walküre (Castorf/Janowski)
  • 12. Août Der Ring des Nibelungen: Siegfried (Castorf/Janowski)
  • 13. Août Der Ring des Nibelungen: Götterdämmerung (Castorf/Janowski)
  • 15. Août Lohengrin (Sharon/Thielemann)
  • 19. Août Die Meistersinger von Nürnberg (Kosky/Jordan)
  • 20. Août Tannhäuser (Kratzer/Gergiev)
  • 24. Août Der Ring des Nibelungen: Das Rheingold (Chéreau/Boulez)
  • 25. Août Der Ring des Nibelungen: Die Walküre (Chéreau /Boulez)
  • 27. Août Der Ring des Nibelungen: Siegfried (Chéreau /Boulez)
  • 28. Août Parsifal (Laufenberg/Haenchen)
  • 29. Août Der Ring des Nibelungen: Götterdämmerung (Chéreau/Boulez)

Chaque vidéo, disponible pendant 48 heures, sera introduite par un membre de l’équipe du spectacle, comme Christian Thielemann, Marek Janowski, Barrie Kosky, Michael Volle, Philippe Jordan, Elena Zhidkova et Lise Davidsen ou Georg Zeppenfeld. La diffusion sera payante. Le prix des billets, qui seront valables 48 heures, sera de 4,90€.

https://bayreuth.dg-stage.com/

Salzburger Festspiele

Durant le mois d’août, Arte Concert et le Festival de Salzbourg vous proposent des retransmissions depuis le festival 2020 ou tirés des archives. Quelques opéras proposés

  • Strauss : Elektra du 1 août au 30 octobre 2020
    Dans Elektra, Richard Strauss sonde les abîmes d’une femme au bord de la folie. Ce premier opéra où le compositeur recourt à un livret du dramaturge Hugo von Hofmannsthal marque le début d’une collaboration qui durera jusqu’à la mort de ce dernier. La mise en scène est signée parKrzysztof Warlikowski et la captation est assurée par notre amie Myriam Hoyer.
  • Mozart : Cosi fan tutte du 2 août au 31 octobre 2020
    Depuis Salzbourg 2020, Christof Loy met en scène le plus marivaudien des opéras de Mozart. Un événement dirigé par Joana Mallwitz, première femme à tenir la baguette d’un opéra depuis la création du prestigieux festival.
  • Strauss : Le Chevalier à la rose du 9 août au 8 septembre 2020
    Le Chevalier à la Rose de Richard Strauss est indissociable du Festival de Salzbourg. C’est également l’opéra le plus populaire du compositeur, fruit de sa collaboration avec le poète autrichien Hugo von Hoffmannsthal qui en a signé le livret. En 1960, Herbert von Karajan dirige la production inaugurant le nouveau théâtre du festival. La représentation est filmée en 35 mm. La distribution réunit un trio vocal féminin de tous les superlatifs, emmené par la soprano vedette Elisabeth Schwarzkopf dans le rôle peut-être le plus emblématique de sa carrière. A ses côtés, deux autres voies d’exception en la personne de Sena Jurinac et de la toute jeune Anneliese Rothenberger.

Glyndebourne Festival

Glyndebourne Open House : www.glyndebourne.com/openhouse/

Opera Vision

OperaVision, c’est l’opéra 3.0.

Regardez des transmissions en direct d’opéras, depuis les plus grandes maisons d’opéra. Assistez à vos spectacles préférés, sous-titrés, à la demande et gratuitement. Apprenez-en plus sur l’art lyrique, sur des productions spécifiques en visitant la riche médiathèque digitale, en découvrant les histoires et les articles.

  • Finnish National Opera and Ballet
    Le Vaisseau fantôme
    Le Vaisseau fantôme marque un tournant dans la création opératique de Richard Wagner. Dans cette production du célèbre metteur en scène Kasper Holten, l’environnement urbain et le monde tumultueux du commerce international de l’art sont renforcés par l’évocation wagnérienne du pouvoir de l’amour et de la mer.
  • Teatro de la Maestranza
    Le Barbier de Séville
    Un comte passionné fait appel à un barbier aux talents multiples pour l’aider à courtiser et épouser une femme à l’esprit vif. Mais il leur faudra toute leur ruse – ainsi que quelques déguisements et pots-de-vin – pour que l’amour l’emporte.
    Cette production du chef-d’œuvre comique de Rossini ravive et redessine une mise en scène historique de 1997 à l’occasion du 200e anniversaire de la création de l’opéra. Mise en scène par José Luis Castro, la magnifique scénographie des peintres Carmen Laffon et Juan Suárez dépeint la vision romantique de Rossini de la capitale andalouse, à Séville même.
  • Opera Ballet Vlaanderen
    Infinite Now
    Dans les tranchées, les soldats sont pris dans des combats sans fin : ils avancent de quelques kilomètres pour revenir à leur ancienne position dans un cycle meurtrier. Ailleurs, une femme retrouve la maison qu’elle a connue et qui se trouve désormais au bord d’un abîme. Sur le départ, elle se heurte à des obstacles inexplicables.
    La sublime œuvre de Chaya Czernowin, Infinite Now, entrelace deux histoires qui, en apparence, ne semblent pas liées – la pièce de théâtre FRONT de Luk Perceval inspirée du roman À l’Ouest, rien de nouveau d’Erich Maria Remarque ainsi que la nouvelle Homecoming de Can Xue – qui évoquent toutes deux la condition humaine de l’enfermement et de la nudité existentielle, et au-delà, la volonté de survivre.
  • Oper Stuttgart
    I puritani
    Un jeune couple passionné se retrouve mêlé à un conflit entre factions politiques opposées. Empêtrés dans un réseau d’intrigues politiques, de tromperies et de folies, le pouvoir de leur amour l’emportera-t-il ?
    Se déroulant en Angleterre pendant la guerre civile, le dernier opéra de Bellini, I puritani, oppose les cavaliers royalistes et les rebelles Puritains. Son drame historique et ses intrigues romantiques s’accompagnent d’une musique d’une grande intensité mélancolique. Pour la première fois, cette production inclut la partition complète écrite pour la création de l’œuvre à Paris.
  • Nederlandse Reisopera
    Orfeo
    Lorsque Eurydice meurt le jour de leur mariage, Orphée, incapable d’accepter sa mort, descend aux enfers pour la ramener auprès de lui. Mais alors qu’ils se dirigent vers le royaume des vivants, pourra-t-il s’abstenir de la regarder, de peur de la perdre à jamais ?
    La metteuse en scène Monique Wagemakers, en collaboration avec la chorégraphe Nanine Linning et l’artiste Lonneke Gordijn (Studio DRIFT), a développé le concept de cet opéra comme une œuvre d’art totale qui intègre pleinement la mise en scène, la chorégraphie et le design. Les costumes de la créatrice de mode Marlou Breuls accentuent et renforcent encore l’effet d’homogénéité.
  • New Zealand Opera
    Tosca
    L’amour, la luxure et les intrigues politiques rythment la vie d’une chanteuse passionnée. Lorsque son amant est emprisonné par un commissaire de police, Tosca décide d’agir mais doit en subir les conséquences dramatiques.
    L’opéra intemporel de Puccini ne cesse de susciter de grandes émotions. Avec Orla Boylan dans le rôle de Tosca et Simon O’Neill dans celui de Cavaradossi, la production à succès du New Zealand Opera, filmée pour le cinéma, transpose la célèbre intrigue dans l’Italie des années 50, dominée par la mafia et la politique d’après-guerre.
  • Birmingham Opera Company
    The Ice Break
    Lorsqu’un dissident russe est libéré après 20 ans d’emprisonnement, il retrouve une épouse désespérée, un fils qui lui est étranger et un monde extérieur en train de sombrer dans la violence raciale. Lorsque les événements deviennent incontrôlables, la rivalité entre les Noirs et les Blancs se transforme en une émeute collective meurtrière.
    Graham Vick, directeur artistique du Birmingham Opera, relève le défi de monter cet opéra à la fois visionnaire et original de Tippett, qui n’avait jamais été mis en scène depuis sa création en 1977. Un entrepôt inutilisé est transformé en terminal d’aéroport, dans lequel le public est entraîné par le chœur dans une expérience participative.
  • Welsh National Opera
    Le Vin herbé
    Un philtre magique scelle le merveilleux et funeste destin de Tristan et d’Iseut : Tristan doit accompagner en Cornouailles la future épouse de son oncle, le roi Marc. Un vin herbé est censé placer sous une bonne étoile ce mariage arrangé. Mais lorsque la suivante d’Iseut verse le breuvage dans les gobelets du chevalier et de la princesse irlandaise, tous deux sont attirés l’un vers l’autre, conscients que leur amour trahit la couronne.
    Tendre compassion et non amour extatique… Le vin herbé offre une interprétation du conte Tristan et Iseut bien différente de celle du pathos wagnérien. Tom Randle et Caitlin Hulcup incarnent les amants tragiques dans cette mise en scène donnée au Welsh National Opera.
  • English National Opera
    Mort à Venise
    Alors qu’une mystérieuse maladie se répand à Venise, un écrivain vieillissant s’éprend dangereusement d’un jeune garçon. Lorsque ses convictions morales font peu à peu place à l’obsession, tout ce en quoi il croyait commence à s’écrouler autour de lui.
    L’adaptation passionnée de la nouvelle de Thomas Mann, La Mort à Venise, que Britten composa alors que sa propre santé était en déclin, devait être son dernier opéra. Le sentiment d’urgence et de fébrilité qui s’en dégage suggère que Britten savait que l’opéra allait devenir son testament musical. La mise en scène de Deborah Warner, saluée par la critique, combine avec élégance une musique troublante, des séquences de danse évocatrices et des décors atmosphériques.
  • Opéra Orchestre national Montpellier
    Le Songe d’une nuit d’été
    Lorsque le roi des fées se dispute avec sa reine au sujet d’un jeune enfant, il ordonne à son serviteur, un lutin malicieux, de lui jouer un mauvais tour aux conséquences hilarantes.
    Adapté de la comédie classique de Shakespeare, qui se caractérise par ses identités confuses, ses amants désorientés et sa saisissante métamorphose, Le Songe d’une nuit d’été de Britten constitue sans doute la partition la plus atmosphérique du compositeur. Une orchestration envoûtante et colorée donne vie à une forêt magique qui s’ouvre sur un monde onirique et mystérieux.
  • Komische Oper Berlin
    Moses und Aron
    Moïse compte sur l’aide de son éloquent frère pour traduire l’idée abstraite de Dieu en images compréhensibles. Mais ses mots persuasifs ne nuisent-ils pas à l’idée pure que Moïse trouve si difficile à mettre en mots ?
    Dans ce chef-d’œuvre inachevé de Schönberg, Barrie Kosky relate l’exode des Israélites – avec près de 200 interprètes sur scène – comme une parabole de la recherche incessante de réponses par l’être humain. Le célèbre chef d’orchestre russe Vladimir Jurowski revient sur son ancien lieu de travail, le Komische Oper Berlin, pour commémorer le 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz.
  • Garsington Opera
    The Skating Rink
    Un opéra de David Sawer et Rory Mullarkey, d’après un roman de Roberto Bolaño. L’obsession d’un fonctionnaire pour une belle patineuse artistique le pousse à détourner des fonds pour lui construire une patinoire secrète. Lorsqu’un groupe de personnages improbables les découvre, la tension monte jusqu’à ce que meurtre s’ensuive.
    La première de The Skating Rink, créé par le célèbre compositeur britannique David Sawer et le dramaturge Rory Mullarkey à la demande du Garsington Opera, eut lieu en juillet 2018. Basé sur le roman de l’auteur chilien Roberto Bolaño, l’opéra raconte l’histoire passionnante de personnages dominés par la jalousie, la corruption politique et redoublant d’efforts pour ceux qu’ils aiment.
  • Komische Oper Berlin

    La Foire de Sorotchintsi
    Un diable est à l’œuvre dans le village ukrainien de Sorotchintsi, terrifiant les habitants et les voyageurs. Parmi eux, un fermier dont la fille n’a pas le droit d’épouser son amant parce que sa belliqueuse belle-mère s’y oppose.
    Chansons à boire, danses, folklore et un sabbat de sorcières – la mise en scène de Barrie Kosky fait de l’opéra mi-comique mi-grotesque de Moussorgski une pièce folklorique tout en couleurs et en rondeurs. Inachevé, l’opéra fut reconstitué par Pavel Lamm et instrumentalisé par Vissarion Chebalin en 1932, respectant le style brut de l’œuvre.

  • Sofia Opera and Ballet
    Boris Godounov
    En Russie, le tsar Boris est considéré comme un sauveur par son peuple. Mais au cours de son règne troublé, le tsar est rongé par la culpabilité en raison des moyens qu’il a employés pour atteindre le plus haut niveau de pouvoir. Quel héritage laissera-t-il à ses enfants et à ses citoyens effrayés ?
  • Moscow State Stanislavsky Music Theatre
    Guerre et Paix
    Alors que les destins d’une jeune femme fougueuse, de son fiancé et de leur ami idéaliste s’entremêlent au cours de l’invasion napoléonienne, leurs vies – comme celles de tous les Russes – sont sur le point de changer à jamais.
    Inspiré du roman épique de Léon Tolstoï, l’opéra de Prokofiev dépeint les tribulations de la société russe alors que les armées de Napoléon se rapprochent des frontières du pays. D’une ampleur monumentale, la production fait appel à plus de 400 personnes sur scène, dont 70 chanteurs principaux et un chœur massif sur scène.
  • La Monnaie
    Tristan & Isolde

    Tandis qu’un chevalier accompagne une princesse promise à son maître, un amour tacite naît entre eux. Mais lorsque leur passion secrète est révélée au grand jour, ils cherchent refuge dans la mort afin que dure à jamais leur amour.
    Véritable hymne à la puissance mythique de l’amour, Tristan & Isolde de Wagner marque un tournant dans la musique occidentale. Ses innovations musicales, son utilisation novatrice de l’harmonie et de la polyphonie et la représentation d’émotions extrêmes ont influencé des générations de compositeurs.

  • Dutch National Opera & Ballet
    La Légende de la ville invisible de Kitège
    Une jeune fille innocente est arrachée à la pureté de la forêt pour rejoindre les habitants effrayés d’une ville assiégée. Et alors que pèse la menace de l’anéantissement, un miracle se produit…C’est à la fin de sa vie que Rimsky-Korsakov composa le plus ambitieux de ses opéras. Celui-ci témoigne de sa maîtrise d’une orchestration colorée, des scènes chorales épiques et de la représentation de personnages inhabituels, l’honnêteté désarmante de l’héroïne Fevronia contrastant avec l’amoralité du anti-héros Grishka.
  • Dutch National Opera & Ballet
    Lady Macbeth de Mtsensk
    Une femme mariée, malheureuse et assaillie par l’ennui, rêve d’amour et d’un nouveau départ ailleurs. Lorsqu’elle entame une liaison avec un fermier dépravé, sa passion la pousse au crime… Chostakovitch considérait son second opéra comme une « drame satyrique ». Tour à tour grotesque, lugubre et sexuellement explicite, l’opéra a le curieux mérite d’avoir suffisamment choqué Staline pour le voir partir avant la scène finale. Si le modernisme musical et la force brute de Lady Macbeth continuent d’assaillir nos oreilles 80 ans après sa création, l’héroïne – puissamment incarnée par la soprano hollandaise Eva-Maria Westbroek – se voit accorder des lignes musicales au lyrisme incendiaire et à l’émotion sincère.
  • Opera Ballet Vlaanderen
    Der Schmied von Gent
    Réduit à la pauvreté par la calomnie, un forgeron scelle un pacte avec le diable pour obtenir sept ans de travail et de vie prospère. Lorsque son temps est écoulé, il déjoue les messagers de l’enfer, pour se voir refuser les portes du paradis.
    C’est un rare plaisir de pouvoir découvrir un opéra inconnu, d’autant plus à l’heure actuelle, où les maisons d’opéra ont dû fermer leurs portes. Dans la mise en scène vive et politiquement chargée d’Ersan Mondtag, l’« opéra magique » de Schreker nous enchante tel un cocktail d’influences musicales, allant des réminiscences de Kurt Weill au contrepoint baroque.
  • Moscow State Stanislavsky Music Theatre
    La Dame de pique
    Épris d’une dame inconnue, un jeune soldat découvre que sa grand-mère détient le secret pour gagner aux cartes. Lorsque la dame lui rend son amour, le bonheur est à portée de main, mais son obsession pour le puissant secret le pousse à la folie.
    Se déroulant dans la Russie impériale, le thriller tardif de Tchaïkovski portant sur un joueur fanatique est un vrai tour de force qui mêle mélancolie, passion et une imposante orchestration. Si l’opéra a vu le jour grâce à son frère, le librettiste Modeste Tchaïkovski, La Dame de pique est très vite devenu l’obsession personnelle de Piotr I. Tchaïkovski. Il ne lui fallut en effet que 44 jours pour composer ce qu’il considérait lui-même comme un vrai chef-d’œuvre.
  • Komische Oper Berlin
    Eugène Onéguine
    Lorsqu’un jeune poète rend visite à sa fiancée, emmenant avec lui un ami mystérieux, sa sœur introvertie tombe follement amoureuse et se voit froidement rejetée. Des années plus tard, ils se retrouvent…
    Eugène Onéguine a non seulement assuré la percée de Tchaïkovski en tant que compositeur d’opéra, mais l’oeuvre a également apporté une contribution unique au théâtre musical moderne, offrant un large panorama des émotions adolescentes. La mise en scène de Barrie Kosky présente une scénographie opulente qui souligne la poésie des personnages et leur tragédie, utilisant l’immensité de l’espace naturel comme métaphore.
  • Nationaltheater Mannheim
    Il ritorno d’Ulisse in patria
    Assaillie de prétendants, Pénélope, la femme d’Ulysse, attend avec impatience le retour de son mari. Lorsqu’il revient sans se faire reconnaître, Pénélope invite ses courtisans à un concours de tir à l’arc et promet sa main au vainqueur.
    Il ritorno d’Ulisse in patria de Monteverdi est l’un des premiers opéras modernes jamais composés. Dans sa mise en scène ludique qui narre le retour du héros homérique, le metteur en scène Markus Bothe met l’accent sur sa modernité, citant diverses traditions théâtrales, du théâtre de marionnettes et de rue à la Commedia dell’arte, et place les musiciens au centre de la scène.
  • Teatro Regio Parma
    I due Foscari

    Tiraillé entre son devoir et son amour paternel, le Doge vénitien est contraint d’exiler son fils accusé de meurtre. L’espoir de pouvoir prouver son innocence subsiste, mais c’est sans compter l’opiniâtreté de leurs ennemis…
    L’opéra I due Foscari s’ouvre dans le désespoir et s’achève tragiquement. La musique, ponctuée de sombres tonalités, de chœurs impressionnants et de thèmes propres aux personnages principaux, ouvre déjà la voie aux partitions ultérieures de Verdi.

  • Teatro Regio Parma
    Nabucco

    Nabucco, l’opéra qui assura à Verdi sa renommée de compositeur, dépeint le sort des Juifs chassés de leur patrie par le roi éponyme de Babylone.
    La production de 2019 du Festival Verdi de Parme a été saluée par la critique pour ses metteurs en scène, Stefano Ricci et Gianni Forte, pour lesquels l’opéra permet de questionner le monde d’aujourd’hui. Le rideau se lève dans les entrailles d’un navire de guerre contemporain…

  • Opera Ballet Vlaanderen
    Parsifal
    Pour sa production de Parsifal à l’Opera Vlaanderen créée en 2013, la metteuse en scène Tatjana Gürbaca a reçu l’Opera Award de la meilleure production anniversaire d’un opéra de Wagner à Londres. Elle est également élue par le magazine allemand Opernwelt meilleure metteuse en scène de l’année 2013, tandis que la production est consacrée par le magazine comme la meilleure de la saison 2012-2013. Tatjana Gürbaca voit dans cette production une fin de partie entre deux mondes en crise. Bien que la communauté du Graal et le monde de Klingsor soient opposés, ils restent fatalement liés à travers Kundry, qui est au service de ces deux mondes. Dans la vision de Gürbaca, Kundry devient le point focal de toute l’histoire, la femme qui se sacrifie pour les deux communautés et en qui tous les paradoxes et les contradictions de l’histoire convergent.
  • Teatro La Fenice
    Alceste

    Aux portes de la mort, un roi aimé de tous semble condamné, à moins que l’un de ses sujets ne prenne sa place. C’est alors que son épouse décide de se sacrifier pour le sauver.
    Christoph Willibald Gluck composa Alceste, son opéra réformateur, non pas à une mais à deux reprises. Dans cette production de La Fenice, qui se base sur la moins célèbre version originale italienne, le metteur en scène Pier Luigi Pizzi concentre l’action sur le drame émotionnel du sacrifice d’Alceste.

  • Garsington Opera
    Les noces de Figaro
    La vengeance est un plaisir réservé aux sages.
    Tout mariage peut sembler dramatique et théâtral à ses participants. Mais pour le Figaro de Mozart, les retournements sont tels que son mariage se transforme en opéra ! La narration couvre une journée dans le château et domaine d’Arguas Fresca, près de Séville. Un opéra incontournable dans la version de John Cox, avec un Figaro inoubliable par Joshua Bloom.
  • Finnish National Opera and Ballet
    Don Giovanni
    Un anti-héros à la poursuite d’un plaisir sans limite
    L’insatiable Don Giovanni n’est pas difficile : qu’il s’agisse de Donna Elvira, de sa servante ou encore d’une jeune mariée à la campagne, toutes feront l’affaire. Mais lorsqu’une de ses aventures se solde par un meurtre, il déclenche une chaîne d’événements qui le rapproche de son amer destin.
    Lorsque le librettiste le plus habile et le compositeur le plus ingénieux de leur temps s’associent, il en résulte un irrésistible mélange de tragédie et de comédie. Cette nouvelle interprétation de Don Giovanni par l’acteur et metteur en scène finlandais Jussi Nikkilä, mariant le moderne au rococo, regorge d’allégresse et de luxure.
  • Teatro Regio Torino
    Violanta
    Un carnaval de joie et de mort
    Pour venger le suicide de sa sœur, Violanta jure de faire tuer l’homme qui l’a séduite. Alors que la haine se transforme en amour, peuvent-ils encore échapper au destin mortel qu’elle a elle-même tracé ?
    Violanta, qui se déroule au carnaval de Venise, est le deuxième opéra de Korngold, qu’il composa à l’âge de 17 ans. Cette production marque la première italienne de Violanta, plus de cent ans après sa création, participant ainsi à sa redécouverte bien méritée.
  • Opera North
    Le Tour d’écrou
    Tous les secrets ne restent pas dans la tombe…
    Dans une vieille maison de campagne, une gouvernante se bat pour protéger deux enfants orphelins de la présence menaçante d’étranges esprits. Mais ces apparitions sont-elles réelles ou le fruit de son imagination troublée ? Et quel terrible événement s’est produit avant son arrivée ?
    Inspiré d’une nouvelle fantastique de Henry James, ce thriller psychologique captivant atteint de nouveaux niveaux de terreur et de claustrophobie dans cette production effrayante d’Alessandro Talevi. La musique de Britten, d’une beauté troublante, fait monter la tension jusqu’au point de rupture.
  • Opera Ballet Vlaanderen
    Rusalka
    Lune argentée, où est mon amour ?
    Rusalka, une mystérieuse et insaisissable nymphe des eaux, désire plus que tout au monde devenir humaine pour conquérir l’amour d’un jeune prince. Mais cette métamorphose a un prix : elle perd l’usage de la parole et sera damnée à jamais en cas d’échec de leur histoire d’amour.
    Rusalka, conte lyrique inspiré de La petite sirène ou encore de Undine, est l’avant-dernière œuvre de Dvořák et l’un de ses plus grands succès. Dans cette production de l’Opéra Ballet Vlaanderen, le metteur en scène et chorégraphe norvégien Alan Lucien Øyen apporte une nouvelle dimension à ce chef-d’œuvre du répertoire tchèque en dédoublant les personnages principaux sur scène, à la fois représentés par un·e chanteur·se et un·e danseur·se, renforçant ainsi le profond onirisme de l’opéra. Le personnage de Rusalka est incarné par l’impressionnante soprano sud-africaine Pumeza Matshikiza et l’orchestre dirigé avec brio et intensité par la cheffe lituanienne Giedré Šlekyt

ARTE Concert

23 maisons d’opéra, 14 pays, une saison. ARTE Concert présente des productions exceptionnelles, grands classiques, nouveautés et redécouvertes captés sur les plus grandes scènes lyriques d’Europe. Avec chaque mois, de nouveaux spectacles disponibles en six langues. Toute la diversité, la créativité et l’innovation à l’œuvre dans le monde de l’opéra, c’est dans la Saison ARTE Opera sur ARTE Concert.

 

  • Alceste
    Le chorégraphe anversois Sidi Larbi Cherkaoui met en scène la tragédie lyrique de Christoph W. Gluck. Sur scène : la soprano allemande Dorothea Röschmann dans le rôle-titre, le ténor américain Charles Castronovo dans celui de son époux, et le baryton allemand Michael Nagy dans le double rôle d’Hercule et du Grand-Prêtre.
    Dix ans après une première mouture en italien, Christoph Gluck crée à Paris en 1776 la version d' »Alceste » en langue française. Le compositeur remanie la partition musicale et fait réécrire le livret. Présenté en 2019 à la Bayerische Staatsoper, l’ »Alceste » mis en scène par le chorégraphe anversois Sidi Larbi Cherkaoui brille par ses tableaux dansés. Avec sa compagnie Eastman, le chorégraphe anversois insuffle une esthétique contemporaine à l’œuvre inspirée de la mythologie classique.
  • Pelléas et Mélisande
    En 2016, Pelléas et Mélisande de Debussy faisait son retour sur la scène du Festival d’Aix-en-Provence après 40 ans d’absence. Dans cette mise en scène onirique signée Katie Mitchell, Barbara Hannigan et Stéphane Degout incarnent à la perfection les deux amants maudits.
  • Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny
    Cet opéra est issu de l’une des nombreuses collaborations du compositeur Kurt Weill avec le dramaturge Bertolt Brecht. Dans cette production du Festival d’Aix-en-Provence, une nouvelle collaboration très attendue a vu le jour : celle du metteur en scène belge Ivo van Hove avec le chef finlandais Esa-Pekka Salonen.
  • Lohengrin
    Grand moment d’opéra avec deux grands noms du lyrique en têtes d’affiche – l’éblouissante soprano d’origine russe Anna Netrebko et le lumineux ténor polonais Piotr Beczala –, tous deux dans leur premier rôle wagnérien, cette production de Lohengrin, montée en mai 2016 au Semperoper de Dresde.
  • La Flûte enchantée
    Romeo Castellucci est connu pour ses mises en scène d’opéra avant-gardistes, visuellement fortes et riches en symbolisme. Le dramaturge et artiste italien signe à la Monnaie de Bruxelles une production de La Flûte enchantée de Mozart. Antonello Manacorda en assure la direction musicale et Sabine Devieilhe campe la Reine de la Nuit.
  • Così fan tutte
    La confusion des sentiments mise en musique par Mozart
    Les femmes sont-elles fidèles ? C’est la question que se posent les deux officiers Guglielmo et Ferrando dans Così fan tutte, un opera buffa de Mozart. Voulant éprouver la constance de leurs bien-aimées respectives, ils font mine de partir à la guerre. Peu après, ils reviennent déguisés en gentilshommes étrangers pour faire la cour à la fiancée de l’autre.
  • Journal d’un disparu
    Basé sur un cycle de mélodies de 1917 de Leoš Janáček et des oeuvres additionnelles de la compositrice Annelies Van Parys, cet opéra mis en scène par le célèbre Ivo Van Hove relate une idylle impossible oscillant entre fiction et réalité.
  • Parsifal
    Dans ce Parsifal, le mythe du Graal n’est pas déconnecté des réalités ! Le metteur en scène Graham Vick fait du dernier opéra de Richard Wagner une parabole des souffrances de ceux qui, fuyant la guerre et la misère, traversent la Méditerranée pour trouver une terre d’asile en Europe. Le chef d’orchestre israélien Omer Meir Wellber réussit ses débuts de directeur musical à Palerme.
  • Leonore (Fidelio)
    Seul et unique opéra de Beethoven, Fidelio est aujourd’hui le plus souvent donné dans sa version de 1814. En cette année Beethoven 2020, l’Opéra de Vienne propose pour la première fois la version jouée lors de la création en 1805. Amélie Niermeyer signe la mise en scène de cet ouvrage d’un Beethoven à la fois illustre et méconnu.
  • Falstaff
    Avec les productions décoiffantes de Calixto Bieito, le metteur en scène de choc par qui le scandale arrive, le public sait qu’il ne peut s’attendre aux canons rassurants du répertoire lyrique. Le Catalan au fort impact médiatique est toujours le bienvenu à l’Opéra d’État de Hambourg.
  • Turandot
    « Turandot » est l’oeuvre ultime de Puccini, un véritable testament musical. On peut donc y entendre tout ce qui fait le charme du maître italien : une héroïne bouleversante, des mélodies expressives et contrastées… le tout porté par les thèmes intemporels de l’amour et de la mort.
  • Maria de Buenos Aires
    L’Opéra national du Rhin présente l’opéra-tango d’Astor Piazzolla : Maria de Buenos Aires. Une équipe argentine est aux commandes de cette création : Matias Tripodi pour la chorégraphie et les décors, et Nicolas Agullo à la direction de l’Orchestre La Grossa. Cet opéra retrace l’histoire de la belle Maria tombant sous le charme de Buenos Aires, la « reine du Rio de la Plata ».
  • Aus Licht
    « Licht » de Stockhausen est une œuvre hors-norme, un cycle de sept opéras radicaux qui n’a jamais été joué dans son intégralité. Cet été, le Dutch National Opera en présentait un condensé de haute volée au cours d’une représentation marathon de trois jours. Découvrez-en ici les plus beaux moments.

Opera Royal de Wallonie – Opéra Liège

L’Opéra chez soi : www.operaliege.be/actualites/lopera-chez-soi/

  • Tosca (Puccini) : En plaçant l’action de son drame le jour de la Bataille de Marengo (14 juin 1800), Victorien Sardou place le public Romain devant un fait historique à un siècle de distance.La peinture réaliste des personnages, le sadisme du préfet de police Scarpia, la piété, la jalousie mais aussi l’amour inconditionnel de Tosca pour Cavaradossi, l’idéal artistique et révolutionnaire de ce dernier, tous, y compris les personnages secondaires sont traités dramatiquement avec la plus grande vérité.
    Dans Tosca,Puccini nous montre l’étendue de son génie de mélodiste, d’architecte des formes musicales, de véritable peintre des sentiments grâce à la mobilité et la fluidité de sa musique.
  • Luisa Miller (Verdi) : Luisa Miller présente un moment de transition dans la carrière de Verdi. L’opéra respecte la discipline dramaturgique et la sophistication de la période intermédiaire du compositeur. L’histoire se concentre sur le lien entre un père et sa fille face à un monde hostile. Une grande partie de la psychologie et de la dramaturgie qui définira leVerdi de la maturité est déjà pleinement apparent.
  • La Damnation de Faust (Berlioz) : L’échec de la création (1846) après une longue genèse de cette « légende dramatique en quatre parties » inspirée du Faust de Goethe, dont la lecture dans la traduction de Gérard de Nerval le fascina d’emblée, amena la ruine de Berlioz. L’œuvre sera redécouverte en 1877, sa célébrité s’étendant dès lors toujours davantage. Berlioz considérait l’ouvrage comme un opéra sans décors ni costumes. Des plaines de Hongrie au cabinet de Faust, des bords de l’Elbe à la chambre de Marguerite, une épopée foisonnante, haute en couleurs, plus grande que nature.
  • Norma (Bellini) : L’oeuvre la plus célèbre de Bellini connut une création chaotique, victime de cabales et de jalousies. Norma a pourtant su s’imposer par l’extrême qualité de sa musique et le florissant belcanto qui fait de ses élans vocaux les mélodies les plus séduisantes mais les plus difficiles. Si le fameux Casta diva, air d’entrée de Norma, est devenu à lui seul le symbole de l’opéra italien, les nombreuses cavatines et cabalettes qui parsèment la partition exigent des personnages de rares
    qualités de puissance, de tessiture, de souplesse et d’agilité. La virtuosité au service de l’émotion … une oeuvre bouleversante !
  • Manon Lescaut (Auber)
    Bien avant Massenet (1882) et Puccini (1892), le compositeur Daniel-François-Esprit Auber met en musique l’histoire de Manon Lescaut en 1856.
    Sur le livret d’Eugène Scribe, un des librettistes les plus connus du XIXe siècle, Auber, compositeur aujourd’hui méconnu, écrit à l’âge de 74 ans cet opéra-comique, d’après l’histoire de Manon Lescaut de l’Abbé Prévost.
    Auber (1782-1871) est un compositeur français peu connu, qui poursuit pourtant la tradition de l’opéra-comique en France au XIXe siècle, inspiré notamment par une rencontre qu’il fait avec Gioachino Rossini, son contemporain. Il est représentatif d’une époque et d’un genre. Rossini aurait dit de lui : « Auber fait de la petite musique, d’accord ; mais il l’écrit en grand musicien. »
  • Don Giovanni (Mozart)
    « Don Giovanni » figure parmi les pierres d’angle du répertoire classique, composé en 1787 par Wolfgang Amadeus Mozart, quatre ans avant la mort du compositeur et un an après le triomphe de ses « Noces de Figaro ». Sur un livret de Lorenzo da Ponte, celui-ci s’inspire du célèbre mythe de Don Juan, repris un siècle plus tôt par l’écrivain français Molière. Homme aux atouts de séduction certains, Don Juan est guidé par la recherche de plaisir, sans égards aux normes sociales et religieuses de son temps. Cynique et égoïste, il attire et détruit les femmes prises au piège de son charme. Tout au long du récit, il est poursuivi par le personnage du Commandeur, figure de l’autorité morale et père d’une de ses proies. À la fois joyeuse et désespérément dramatique, l’histoire de cet opéra est à l’image de son personnage. Les arcanes de ce mythe du séducteur et la richesse de ses émotions sont traduites de manière éblouissante dans la partition de Mozart.
  • Norma (Bellini) L’œuvre la plus célèbre de Bellini connut une création chaotique, victime de cabales et de jalousies. Norma a pourtant su s’imposer par l’extrême qualité de sa musique et le florissant belcanto qui fait de ses élans vocaux les mélodies les plus séduisantes mais les plus difficiles. Si le fameux Casta diva, air d’entrée de Norma, est devenu à lui seul le symbole de l’opéra italien, les nombreuses cavatines et cabalettes qui parsèment la partition exigent des personnages de rares qualités de puissance, de tessiture, de souplesse et d’agilité. La virtuosité au service de l’émotion … une oeuvre bouleversante !
  • Die Zauberflöte (Mozart). On a toujours considéré La Flûte Enchantée comme un opéra inclassable, doté ‘d’un livret invraisemblable évoquant, par certains aspects, la naïveté tout apparente !] de l’enfance et, par d’autres, atteignant les plus hautes dimensions spirituelles. Nul ne nie que Mozart nous ait livré dans cet ouvrage son véritable testament qui nous prouve qu’à trente-cinq ans cet homme avait atteint (avec le soutien de ses frères maçons] sa pleine dimension spirituelle et que, comme tous les poètes, il avait gardé les facultés d’émerveillement et de fantaisie de l’enfance. Sa musique, si pure et si lumineuse, en est la preuve indéniable. La Flûte Enchantée est, comme l’île de Prospero, un condensé de la vie.
  • Aïda (Verdi). Au moment de l’inauguration du Canal de Suez, le khédive égyptien désirant marquer les fêtes par un important spectacle d’opéra s’adressa à Verdi pour qu’il compose l’œuvre qui ouvrirait l’Opéra du Caire bâti pour la circonstance. C’est le célèbre égyptologue Mariette qui avait imaginé l’intrigue et veillé à produire un spectacle conforme aux connaissances qu’il avait de l’Antiquité. Pour des raisons matérielles, la création d’Aida avait été reportée. Ce fut fin 1871 que l’oeuvre triompha pour la première fois au Caire, représentation suivie rapidement par une création à La Scala de Milan.
  • Il Trovatore (Verdi). En pleine maturité et fort de l’expérience acquise durant les années de galère, Verdi enchaîne ses trois plus grands succès populaires. Avec Rigoletto, Il Trovatore et La Traviata, il réalise cette fameuse trilogie qui marqua l’Histoire de l’opéra du XIXe siècle. L’exploration psychologique des personnages n’a d’égale que l’intense réflexion du compositeur sur les passions humaines : l’amour, la haine, la vengeance et la mort. S’inspirant d’un drame espagnol, El trovador, de Gutiérrez, l’œuvre est sombre et le dénouement tragique. Pourtant, Il Trovatore nous offre de merveilleux grands airs où la passion sublime le belcanto et où la trame, haletante, ne laisse aucun répit au spectateur.
  • Macbeth (Verdi). Cette première confrontation de Verdi avec l’immense Shakespeare est le début d’une véritable histoire d’amour entre le compositeur et le dramaturge. Viendront plus tard le tragique Otello et la comédie Falstaff, le musicien emportant finalement dans la tombe un hypothétique Roi Lear qui l’aura hanté plusieurs décennies. D’emblée, Verdi veut se placer à la hauteur du drame et explore de nouvelles voies de composition en élargissant les scènes et en utilisant d’audacieuses harmonies qui soulignent le côté sombre du récit. Par son esthétique, Macbeth constitue un tournant essentiel dans l’Histoire de l’Opéra romantique.
  • Jérusalem (Verdi). Injustement méconnu, l’opéra Jérusalem de Giuseppe Verdi (1813-1901) compte parmi les chefs-d’œuvre du compositeur. Inspiré par une de ses précédentes œuvres I Lombardi alla prima crociata, Verdi crée Jérusalem pour la scène parisienne. D’inspiration française bien qu’il se refuse à l’admettre, Verdi adapte son opéra aux goûts du public parisien. Un ballet est ajouté et les personnages retravaillés.
  • Carmen (Bizet). L’opéra le plus célèbre du monde débute comme une opérette espagnole et se termine dans une effroyable tragédie. Georges Bizet, que la mort fauchera à 36 ans avant de pouvoir mesurer le succès de sa Carmen, réalise là une prouesse musicale et vocale exceptionnelle qui fait date dans l’Histoire de l’Opéra. Il nous offre quelques-unes des plus inoubliables mélodies du répertoire, dans un exotisme omniprésent et avec une force dramatique inouïe. La fameuse scène des gitanes où les cartes prédisent la mort à Carmen est l’un des sommets d’une partition passionnée, exubérante et habitée de personnages aussi tragiques qu’attachants.
  • Le Barbier de Séville (Rossini). Il Barbiere di Siviglia, créé en 1816, est l’opéra le plus connu de Gioachino Rossini et est considéré par beaucoup comme le chef-d’œuvre de l’opéra-bouffe italien. L’histoire est tirée de la comédie Le Barbier de Séville ou la Précaution inutile de Beaumarchais (1732-1799), jouée pour la première fois au Théâtre-Français le 23 février 1775, l’une des trois pièces de cet auteur comptant parmi ses héros le personnage de Figaro.
  • Don Carlos (Verdi) :Immense fresque, Don Carlos, d’après le drame de Schiller, reste aujourd’hui l’une des œuvres les plus importantes de la production de Verdi. Lorsqu’en 1867, au sommet de sa gloire, il offre à Paris son deuxième Grand Opéra à la française, après Les Vêpres siciliennes, il plante, dans un thème historique, politique et légendaire, des portraits psychologiques d’une rare intensité dramatique.Tous les thèmes chers à Verdi convergent de manière magistrale. Amour, amitié, passion, jalousie, trahison, religion, inquisition, mort et rédemption sont ses mots-clés. Quelques innovations indiquent un tournant dans l’art du Maestro. Les audaces harmoniques et la conduite vocale annoncent Aida et Otello. Il fait surtout un large usage des voix de basses exceptionnelles comme dans le fameux grand duo de l’acte IV où se confrontent le roi Philippe II et le Grand Inquisiteur… sublime !
  • Madama Butterfly (Puccini). Grâce au succès de Tosca, Puccini, désormais célèbre, est en quête d’un nouveau sujet capable de lui offrir un profond ressort tragique. Il jette son dévolu sur une pièce du dramaturge David Belasco, Madame Butterfly, inspirée de faits réels : la désastreuse aventure amoureuse d’une toute jeune fille, Cio-Cio-San, dont le nom signifie « Papillon » en japonais.
    Madama Butterfly est l’occasion rêvée d’exploiter le « japonisme » en vogue en Occident depuis la fin du XIXe siècle. À l’affût de couleurs inédites et d’atmosphères uniques, le musicien étudie la langue, la culture et la musique du Japon, n’hésitant pas à utiliser quelques mélodies authentiques. Le résultat est bouleversant. L’auteur affirmait que c’était son opéra « le plus sincère et le plus expressif ». Sublime portrait d’une fragile femme-enfant remplie de pureté et d’idéal, le chef-d’œuvre du Maître de Lucques n’a rien perdu de sa force et nous offre un grand moment d’émotion humaine et musicale.

 

  • Cette liste est mise à jour tous les dimanches par Benoit van Langenhove.