© Jean Claude Wouters - La Monnaie

La Monnaie

  • Die tote Stadt
    Comme vous le savez, le gouvernement avait contraint La Monnaie, en raison de la lutte contre le coronavirus, à annuler la nouvelle production de Die tote Stadt après seulement deux représentations. Fort heureusement, La Monnaie a pu réalIser une captation que vous pouvez regarder dans son intégralité sur son site Internet, et ce jusqu’au 31 décembre.

    Korngold, Die tote Stadt – Photo: Simon-Van-Rompay-© 2020 La Monnaie / De Munt

 

 

Opéra de Paris

  • Wagner : L’Anneau du Nibelung
    France Musique diffusera les quatre volets du Ring de Wagner entre le 26 décembre 2020 et le 2 janvier 2021 à 20h. Ils seront également disponibles en réécoute à la demande pendant un mois sur francemusique.fr Les captations ont eu lieu fin novembre à l’Opéra Bastille et début décembre à l’Auditorium de Radio France (Siegfried).  Portée, contre vents et marées, par l’Opéra national de Paris et son directeur musical, Philippe Jordan – qui ponctuera ainsi un mandat de plus de 10 années, ce Ring comprend une distribution de haut vol, avec Iain Paterson (Wotan), Ekaterina Gubanova (Frika), Stuart Skelton (Siegmund), Günther Groissböck (Hunding), Lise Davidsen (Sieglinde), Ricarda Merbeth (Brünnhilde) et Andreas Schager (Siegfried).
  • Agenda des diffusions
    Samedi 26 décembre 2020, 20h : L’Or du Rhin.
    Lundi 28 décembre 2020, 20h : La Walkyrie.
    Mercredi 30 décembre 2020, 20h : Siegfried.
    Samedi 2 janvier 2021, 20h : Le Crépuscule des dieux.
  • Quelques articles de presse

    Emmanuel Dupuy : La Walkyrie de Wagner à l’Opéra de Paris : mission accomplie ! in Diapason du 27 novembre 2020
    A-t-on assisté à un concert ? Plutôt à une session d’enregistrement. Hérissé d’une forêt de micros, l’Opéra Bastille semble avoir été transformé en studio. Chanteurs et musiciens sont en tenue de ville — jeans et baskets de rigueur —, cette décontraction n’étant qu’apparente, comme on en jugera par le résultat artistique. On craignait que l’acoustique de Bastille, sans public, soit… pire que d’habitude. Erreur ! La conque boisée dans laquelle a pris place l’orchestre, sur le plateau, focalise le son bien mieux que la fosse. L’homogénéité des cordes est sans reproche, rehaussée par les numéros de diva des bois et l’arrogante brigade des cuivres.Marie-Aude Roux : Opéra : une « Walkyrie » à huis clos à l’Opéra de Paris in Le Monde du 26 novembre 2020
    Les premières minutes ont laissé craindre que Philippe Jordan tienne trop serré le mors de sa Walkyrie. Très claire, voire directionnelle, la baguette du nouveau chef de la Staatsoper de Vienne procède par juxtaposition de plans sonores, au détriment parfois du souffle et de la ligne. Mais le retour du farouche Hunding dans la demeure conjugale, où Sieglinde a accueilli l’étranger qui deviendra son amant et n’est autre que son frère jumeau, Siegmund, agit comme un électrochoc. Galvanisé par le drame, le maestro aiguillonnera chanteurs et musiciens au fil de trois actes traversés de séparations cruelles : l’abandon forcé de Sieglinde par Siegmund, finalement promis à la mort, les adieux de Wotan à Brünnhilde, la fille préférée, à qui sa désobéissance vaut déchéance d’immortalité.

    Damien Dutilleul : La Walkyrie chevauche de la Bastille au Walhalla in Olyrix, le 25 novembre 2020
    Le ténor parait, détaché, les mains dans les poches, tourné vers l’orchestre. Dès les premières notes pourtant ses sourcils se froncent, ses mains accompagnent les mouvements des archets, marquant les inflexions de la musique. Imprégné, parfois même exalté, Stuart Skelton déroule une partie dont il est l’un des principaux interprètes depuis sa prise en rôle en 2004. Sa voix ténébreuse jusque dans des graves affirmés s’éclaire dans l’aigu, variant les couleurs, tout comme varient les nuances depuis des piani délicats jusqu’à de résonnants forte, ou encore les intensions depuis des scansions explosives jusqu’à de délicats legati. Si l’auditeur de France musique percevra cette musicalité, il ne verra pas ses regards facétieux lancés à ses partenaires pour partager le plaisir d’être ensemble à produire de la belle musique.
    Sa sœur jumelle, Sieglinde, bénéficie d’un remplacement non moins qualitatif. Lise Davidsen, d’abord aussi timide que son personnage, s’affirme au fil de l’œuvre jusqu’à lancer des aigus puissants et longs, charnus et riches en harmoniques. La lauréate de la compétition Operalia 2015 expose une voix ample mais légère au vibrato vif et vivace. Günther Groissböck prête sa voix tonnante et sombre au dangereux Hunding. Les mains placées sous les aisselles à chaque intervention, les muscles tendus, il déploie de larges résonateurs. Imprégnant son chant d’un théâtre éloquent, il s’appuie sur un phrasé long et une diction très articulée (ses r sont ainsi roulés sur cinq battements de langue).

    Christian Merlin : Ring: une chevauchée épique in Le Figaro du 27 novembre 2020

    On en a vu, des représentations wagnériennes! Mais on ne croit pas avoir jamais autant vibré en entendant les premières notes de La Walkyrie par l’Orchestre de l’Opéra sous la baguette de Philippe Jordan. Ce n’est pas seulement parce que, faisant partie de la petite vingtaine de personnes autorisées à être dans la salle pour cette séance à huis clos, on s’est pris l’espace d’un instant pour Louis II de Bavière se faisant jouer les opéras de Wagner pour soi tout seul. […]
    La joie de jouer y est pour beaucoup. Le fait d’être sur scène et non dans la fosse aussi, même si l’extrême éloignement des musiciens dû aux règles de distanciation oblige à repenser la cohésion sonore. Le dispositif n’est pas toujours favorable aux chanteurs, mais ces exécutions ont vocation à être diffusées à la radio : les micros de France Musique seront là pour corriger les déséquilibres et donner un coup de pouce à des solistes couverts par l’orchestre dans la salle. D’autres n’en ont nul besoin, d’autant que certaines défections, au hasard celle du ténor star Jonas Kaufmann, ont permis des surprises, comme cette magnifique distribution du premier acte de La Walkyrie, avec le Siegmund si sincère et émouvant de Stuart Skelton et l’incroyable Lise Davidsen, dont la Sieglinde palpitante déploie sa voix dardée telle une épée de lumière. Ne connaîtrait-elle aucune limite? Cette jeune femme d’aujourd’hui, en baskets et collants Lycra comme pour sa gymnastique, fait revivre l’âge d’or du chant wagnérien.

 

Lise Davidsen (Sieglinde) et Philippe Jordan Photo Elisa Haberer, Opéra national de Paris

 

Festival d’Aix-en-Provence

Malgré les incertitudes liées au Covid19, le Festival d’Aix-en-Provence a présenté sa programmation pour l’été 2021.
Un large éventail d’époques et de styles seront ainsi représentés, depuis la musique baroque italienne, avec Monteverdi, Cavalli et Rossi, jusqu’aux créations contemporaines, en passant par Les Noces de Figaro de Mozart, les deux géants de l’opéra du XIXe siècle : Wagner avec Tristan et Isolde, donné pour la première fois au Festival d’Aix-en-Provence, et Verdi avec I due Foscari et Falstaff ; sans oublier le XXe siècle. Répétés à huis-clos l’été dernier, Innocence, le nouvel opéra de la compositrice finlandaise Kaija Saariaho, et Le Coq d’or de Rimski-Korsakov, dans une mise en scène de Barrie Kosky, s’ajoutent à la programmation initiale, portant celle-ci à huit nouvelles productions et un opéra en version de concert. Trois spectacles seront donnés au Théâtre de l’Archevêché, contre deux habituellement.

La musique d’aujourd’hui, célébrée dans le cadre du cycle « Incises », est particulièrement à l’honneur, avec deux créations mondiales : Innocence, qui reconstitue les effets délétères d’un drame collectif ressurgi du passé ; et L’Apocalypse arabe, qui allégorise la terrible conflagration de la guerre du Liban – une tragédie sans fin à portée planétaire.Cet oratorio moderne du compositeur d’origine israélopalestinienne Samir Odeh-Tamimi, d’après le poème-fleuve prophétique de la poétesse et peintre américano-libanaise Etel Adnan, est à l’origine d’un partenariat avec la Fondation LUMA – Arles. Vibrant plaidoyer pour l’émancipation des femmes, Woman at Point Zero de la compositrice libanaise Bushra El-Turk est également donné en création française.

Théâtre de l’archevêché, Festival d’Aix-en-Provence
  • TRISTAN UND ISOLDE – WAGNER
    Direction musicale : Sir Simon Rattle – Mise en scène : Simon Stone
    Avec Stuart Skelton, Nina Stemme, Jamie Barton, Franz-Josef Selig, Josef Wagner – London Symphony Orchestra
    GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE Première vendredi 2 juillet 2021
  • LE NOZZE DI FIGARO – MOZART
    Direction musicale Thomas Hengelbrock Mise en scène Lotte de Beer
    Avec Gyula Orendt, Jacquelyn Wagner, Julie Fuchs, Andrè Schuen, Lea Desandre, Emiliano Gonzalez Toro Balthasar – Neumann Ensemble
    THÉÂTRE DE L’ARCHEVÊCHÉ Première mercredi 30 juin 2021
  • INNOCENCE – KAIJA SAARIAHO CRÉATION MONDIALE
    Direction musicale Susanna Mälkki Mise en scène Simon Stone
    Avec Magdalena Kožená, Sandrine Piau, Tuomas Pursio, Lilian Farahani, Markus Nykänen, Jukka Rasilainen – London Symphony Orchestra
    GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE Première samedi 3 juillet 2021
  • FALSTAFF – VERDI
    Direction musicale Daniele Rustioni Mise en scène Barrie Kosky
    Avec Christopher Purves, Stéphane Degout, Juan Francisco Gatell, Carmen Giannattasio, Daniela Barcellona, Giulia Semenzato Chœur et Orchestre de l’Opéra de Lyon
    THÉÂTRE DE L’ARCHEVÊCHÉ Première jeudi 1er juillet 2021
  • LE COQ D’OR – RIMSKI-KORSAKOV
    Direction musicale Daniele Rustioni Mise en scène Barrie Kosky
    Avec Dmitry Ulyanov, Nina Minasyan, Andrei Popov, Vasily Efimov, Mischa Schelomianski, Margarita Nekrasova – Chœur et Orchestre de l’Opéra de Lyon
    THÉÂTRE DE L’ARCHEVÊCHÉ Première jeudi 22 juillet 2021
  • COMBATTIMENTO, LA THÉORIE DU CYGNE NOIR – MONTEVERDI, ROSSI, CAVALLI
    Direction musicale Sébastien Daucé Mise en scène Silvia Costa
    Avec Valerio Contaldo, Lucile Richardot, Julie Roset, Etienne Bazola, Nicolas Brooymans – Ensemble Correspondances
    THÉÂTRE DU JEU DE PAUME Première samedi 3 juillet 2021
  • L’APOCALYPSE ARABE – SAMIR ODEH-TAMIMI (création mondiale) D’après le poème d’Etel Adnan L’Apocalypse arabe (1980)
    Direction musicale Ilan Volkov Mise en scène Pierre Audi
    Avec Camille Allérat, Pauline Sikirdji, Fiona McGown, Camille Merckx, Thomas Oliemans – Ensemble Modern
    LUMA ARLES – ARLES Première dimanche 4 juillet 2021
  • WOMAN AT POINT ZERO – BUSHRA EL-TURK CRÉATION FRANÇAISE
    Direction musicale Kanako Abe Mise en scène Laila Soliman
    Avec Nai Barghouti, Dima Orsho – Ensemble Zar
    CONSERVATOIRE DARIUS MILHAUD Première vendredi 9 juillet 2021
  • I DUE FOSCARI – VERDI (version de concert)
    Direction musicale Daniele Rustioni
    Avec Leo Nucci, Francesco Meli Chœur et Orchestre de l’Opéra de Lyon
    GRAND THÉÂTRE DE PROVENCE Vendredi 16 juillet 2021

Réservations :

  • Abonnements : à partir du 5 février 2021
  • Vente de places : à partir du 19 février 2021
  • Site web : festival-aix.com/